Test génétique d’affectation  à une race

Affectation raciale

Un test individuel d’affectation d’un chien à une race est possible par le calcul d’un rapport de vraisemblance. A ce jour, cette analyse peut être réalisée pour les races suivantes :

- Dogue argentin
- Dogue de Bordeaux
- Dogo Canario
- Fila Brasiliero
- Bullmastiff
- Bull Terrier
- Staffordshire Bull Terrier
- American Staffordshire Terrier
- Mâtin des Pyrénées
- Mâtin Espagnol
- Rottweiler
- Dobermann
- Boxer
- Border Collie
- Colley (à  poil long et à poil court)
- Drahthaar
- Berger Allemand
- Parson Russell Terrier
- Landseer
- Terre-Neuve
- Labrador Retriever
- Caniches (moyen, nain, toy)

L’assignation à une race donnée d’un chien croisé est en théorie également possible à condition que celui-ci soit issu des races figurant sur la liste ci-dessus. Autrement dit, le chien à tester d’origine inconnue ou non confirmée doit présumablement provenir d‘une ou plusieurs des races pour lesquelles nous avons une „empreinte génétique de référence“. Le test est indiqué pour éclaircir l’origine des parents du chien testé,mais pas celle des grands-parents ou des générations antérieures.

Appartenance raciale

Longtemps, la reconnaissance d’un chien de race dépendait uniquement de la conformité à des caractères morphologiques (le phénotype) regroupés dans le standard de la race. Pour des chiens d’origine indéterminée (croisés, problématique des „catégories de chiens dangereux“), l’assignation à une race était presque inenvisageable. Depuis quelques années, il est fait appel à un panel de marqueurs moléculaires, les microsatellites, pour établir la carte d’identité génétique unique d‘un chien: son profil ADN ou empreinte génétique. La probabilité que deux chiens non apparentés aient le même profil ADN est évaluée à une chance sur un milliard. Ainsi, la complémentarité entre  outils généalogiques et  outils moléculaires permet de contrôler une filiation ou d’élucider l’origine raciale d’un chien.
 
Bâtard ou pas bâtard  ? : telle est la question
L’affectation d’un chien à une race repose sur le calcul d’un rapport de vraisemblance, c’est-à-dire l’évaluation de la distance génétique -ou inversement de la similarité- entre un invividu et une population de référence. Le principe est en soi assez simple : il s’agit de comparer le profil ADN du chien étudié à celui d’un jeu de profils d’ADN de chiens de race connue et reconnue. Préalable obligatoire: disposer d’une banque de données raciales (voir liste ci-dessous) à partir d’échantillons de chiens représentatifs d’une race et non apparentés entres eux. Nos données concernent des chiens d’origine européenne, et non américaine.Ainsi, il peut arriver qu’un sujet nord-américain ne puisse être reconnu de „race pure“ à partir de notre base de données car certaines races sont élevées de manière indépendante dans différents pays.

Alors chien de race pure, de type racial ou croisé ?
Pour un sujet de race pure est attendu une probabilité d’appartenance comprise entre 80 % et 100 % . Pour un chien avec un seul parent connu de race pure, ce pourcentage d’affectation est compris entre 40 et 60%. Des résultats inférieurs à 30 % sont plus difficilement interprétables : soit le chien n’est pas de race pure, soit ses parents ne proviennent pas des races recherchées.Autre possibilité: une fausse filiation et dans le doute, un contrôle de paternité et/ou de maternité est indiqué.

Ces calculs sont affinés au fur et à mesure de l’élargissement d’une part, du nombre de races et d’autre part, du nombre d’individus échantillonnés par race.
Ainsi, au sein d’une race, la mise en place d’un tel système d’affectation génétique, en complément d’une confirmation à titre initial, pourrait permettre de s’assurer que le chien sans généalogie est génétiquement proche de la race, en plus d’être morphologiquement dans le standard. Exemple d’application: intégrer des reproducteurs d’origine inconnue qui constituent une source de variabilité génétique, surtout pour les races à faibles effectif ou/et non gérées de manière internationale (utilisation de chiens importés).

Plus largement, l’on peut dire que la génétique a mis en évidence et confirmé, avec les connaissances généalogiques, l’importante hétérogénéité au sein des races canines, tant du côté de la variabilité génétique que des pratiques d’élevage.
Le mot de la fin ira tout naturellement à ceux qui connaissent le mieux leur race : les éleveurs et les clubs. Car ce sont à eux de décider où s’arrête la recherche de l’homogénéité et ou commence le maintien de la variabilité.
La biologie moléculaire au service de l’amélioration des races canines dans un seul et même objectif pour tous : avoir des races viables et en bonne santé.

Et du côté du chat et du cheval ?

Chez le chat, l’assignation raciale est aussi disponible pour quelques races :Persan,Maine Coon,British Shorthair notamment.

Chez le cheval, cette analyse n’est pas disponible.

Plus d’informations auprès de:

Dr. Petra Kühnlein \\ Dr. Ines Langbein-Detsch
LABOKLIN GmbH and  Co.KG
Steubenstraße 4
D-97688 Bad Kissingen  / Allemagne
  
Tél: : +49-971-72020 /72020 
Fax: +49-971 / 7202995 
Email:   labogen   








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